Sneha Girap

Antoine Porot

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Name  Antoine Porot
Died  1965
Books  Les toxicomanies

Antoine Porot Antoine Porot Babelio

Antoine Porot, (1876 (Chalone-sur-Saône) - 1965) was a French psychiatrist. He founded what was known as the Algiers School of psychiatry, which attempted to justify the inherent racism in the French colonial mission in Algiers on the basis that Algerians, i.e. the Muslim non-ethnically French inhabitants, were biologically inferior. Frantz Fanon discusses his theories and the impact on Algerian colonial society in his book, The Wretched of the Earth.

Porot had a son, Maurice Porot (born 1912), who followed in his father's footsteps, becoming a psychiatrist, teaching at Alger (1958-1962) then at Clermont-Ferrand (1965-1982).

Effects of the Algiers School of Psychiatry

In his 2006 book, La Dignité: les debouts de l'utopie, Bernard Doray discusses the eugenics-justified liquidation of some 40,000 inmates of French mental wards and hospitals under the Nazi Occupation of World War II. He says that the order for the exterimination did not originate from any one person or authority; it grew almost spontaneously from "an accumulation of interstitial abominations", chiefly based on "indigenous psychiatry", of which Antoine Porot was the ultimate source:

"C’est cependant dans les situations coloniales que le poison de l’intégrisme du gène a trouvé plus durablement sa terre d’élection. Ainsi, dans l’Algérie française, jusque dans des années 1950, s’est développée l’école de la psychiatrie raciste dite « d’Alger ». Le véritable inspirateur en fut Antoine Porot, qui, soulignons-le au passage, écrivit en ce temps-là des œuvres croisées avec le Docteur Angelo Hesnard, parfois salué comme l’introducteur de la psychanalyse en France (il a eu un échange de courriers avec Freud dès 1912), et comme un tenant d’une psychanalyse biologique qui mérite encore le détour. Antoine Porot eut un héritier intellectuel de son sang, Maurice Porot, et aussi des élèves. Pierson, introduisit ainsi le “concept“ de « paléophrénie réactionnelle » pour rendre compte de « l’impulsion morbide en milieu nord-africain » (dans cette race d’homme, c’est le cerveau reptilien qui commande, notamment dans les situations de violence...). Il y eut aussi Arii, avec lequel Porot Senior publia un article sur L’impulsivité criminelle chez l’Indigène algérien, inspiré de la thèse de cet élève. Cet article fut une référence obligée pour l’édification des plus jeunes : Jean Sutter et Bardenat, pour citer ceux qui ont laissé des écrits consultables. L’idée qui traverse ces soi-disant travaux scientifiques est monotone : l’impulsivité notoire de “l’indigène“ est la démonstration d’un défaut biologique attaché à sa race, laquelle est dénuée d’un cortex aussi moelleux que celui de la fière cervelle européenne. Au fond, ces psychiatres qui réalisèrent souvent ensuite de belles carrières universitaires et constituèrent un groupe de pression politico-professionnel, influant en France jusqu’à la fin des années 1980, s’étaient attachés à donner des arguments “scientifiques“ non seulement pour justifier le statut de sous-citoyenneté appliqué aux « Musulmans », mais aussi pour légitimer une répression armée des aspirations émancipatrices, repression qui avait débuté bien avant les premiers feux de la révolution algérienne. Cette psychiatrie raciste fut aussi une psychiatrie mercenaire.."

References

Antoine Porot Wikipedia


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